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Gestion de L'Économie coloniale en Syrie à L'Époque du Mandat Français Ses Impacts Post Indépendance Ali El Saleh PDF Print E-mail
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Written by Ali El Saleh   
Monday, 11 May 2020 08:30

 



Après plus de sept décennies qui se sont écoulées depuis l'expérience de la Syrie sous le Mandat Français, la Syrie est à nouveau exposée à des interventions étrangères qui sont presque similaires à bien des égards à sa première expérience. Il y a le spectre de la division pour des motivations régionales, voire sectaires. Il y a, entre autres, les expériences de l’"économie de guerre" et leurs effets. Tout cela, a été vécu auparavant par la Syrie. On dit que l'histoire ne se répète pas. Cependant, il existe des «semi-constantes» ou syndrome géopolitique dans la longue histoire passée de la Syrie, qui se sont répétées tout au long de celle-ci.

La Charte du Mandat émise par la Société des Nations en 1922 est venu rétablir après coup la légitimité de la présence française au Levant, qui a débuté bien auparavant avec la descente des forces françaises sur les côtes syriennes et libanaises en 1918. C'est-à-dire, avant l'occupation ultérieure de Damas en 1920 par le général Gouraud. Cette présence française se prolongea jusqu'en avril 1946, l’an de l’évacuation de la Syrie par les impérialistes. Il existe plutôt deux périodes caractérisant l'ère du Mandat Français.

La première période s'est étendue, depuis l'occupation de Damas en 1920, et jusqu’à l'entrée des forces britanniques avec les gaullistes, venant de Palestine en 1941.

En ce qui concerne cette période du Mandat «pur» français, c'est-à-dire pendant la période 1920-1941, l’effort mandataire s'est concentré sur:

 

L’administration et l’ aménagements des services publiques, y compris la santé, l'éducation, etc.

L’emploi des outils des politiques monétaires et financières utilisés pour tenter d'établir une gestion économique adéquate.

Une tendance hésitante pour acheminer le pays vers l’indépendance, avec ses conséquences politiques et sociales.

L'autorité mandataire était fermement convaincue que la mise en œuvre d'un programme de développement économique ne pouvait être laissée aux initiatives des pays eux-mêmes, sous Mandat. L'attention de la France s'est concentrée sur la possibilité de bénéficier des concessions prévues par la Charte du Mandat, pour réduire le coût de son occupation du pays. Cela, constituait un obstacle à la mise en place de tout programme significatif répondant aux besoins réels de l'économie syrienne. Les pratiques du pouvoir mandataire en matière de politiques budgétaire, monétaire et fiscale, ainsi que dans les domaines du commerce et de l'industrie, étaient souvent établies en fonction des impératifs conjoncturels.

Plus important encore, l'autorité mandataire n'a pas été en mesure d'engager les réformes structurelles à long terme nécessaires, en particulier dans le secteur agricole. C'est-à-dire, dans le secteur économique le plus important de la Syrie, ou de faire face aux crises économiques qui ont ravagé la Syrie après 1930, suite à la Grande Dépression économique mondiale. Cette carence fut l’une des principales causes qui engendraient à l’époque, la baisse massive du revenu national et la détérioration des conditions de vie des Syriens, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.


Quant à la deuxième étape de la présence étrangère en Syrie, elle s'est étendue de 1941 jusqu’à l’évacuation du dernier soldat étranger de la Syrie en 1946. Cette courte et ultérieure phase du condominium franco-britannique a eu le plus  grand effet sur la Syrie et le Liban. Politiquement, économiquement et socialement, et par conséquent, sur la formation de l'État national dans chacun des deux pays, après l'indépendance. Nous pensons que cela l'emportait sur les effets globaux de la présence française au cours de la première période, qui a duré près de deux décennies.

La situation critique des Alliés dans la région du Moyen-Orient, après le déclenchement de la guerre, a exigé un effort intense de leur part pour gérer le soi-disant "économie de guerre", et l’élaboration d’une planification régionale pour cette vaste territoire. Comme les institutions économiques en Syrie et au Liban, telles que la Banque de Syrie et du Liban, et la "Commission des Intérêts Communs "des deux pays, créées par le Mandat Français, n'ont jamais été utilisées comme dispositifs pour l'organisation et le développement des deux pays, les Alliés ont recouru à l'utilisation du " Middle East Supply Center ".

Ce centre qu'ils ont établi au Caire, avec un réseau d'institutions et de bureaux qui lui sont affiliés, fut utilisé pour gérer la vie économique pas seulement en Égypte, en Syrie et au Liban. Mais aussi pour l’ensemble de la région du Moyen-Orient, dans laquelle ils ont vu un espace économique et géographique intégrée, qui pourrait être utilisée pour épauler leur effort de guerre.

Le premier objectif du Centre visait à réduire le volume des importations civiles, afin d'exploiter presque la majeure partie de la capacité du transport maritime vers le Moyen-Orient, pour soutenir l'effort de guerre allié, avant toute autre considération.

Quant au deuxième objectif du Centre d'Approvisionnement, il fut conçu pour épauler le premier objectif. En 1942, des experts britanniques furent chargés pour enquêter sur les capacités agricoles disponibles localement, en vue d'augmenter leur productivité. Ainsi que, sur celles qui pourraient être fournies à court terme. Pour citer un exemple: à partir de cette tentative d'élever le niveau de la production agricole, la culture du coton en Syrie, a produit des résultats tangibles à partir de 1944, et jusqu'au début des événements de 2011.

La stabilité de la demande alliée pour leurs produits agricoles, a encouragé les Syriens à accroître leurs efforts pour développer leur agriculture. Cela a permis à la Syrie, tout au long de la guerre, de devenir un pays dont les exportations de céréales dépassaient ses importations. Nous pouvons également mentionner ici, dans le contexte des répercussions économiques qui ont eu lieu pendant la guerre, celle de l’augmentation du nombre d'établissements industriels en Syrie au cours de la période mentionnée. Tout cela a été réalisé, conformément à la politique dite de la "Substitution à l'Importation", Import Substitution, que les Alliés ont initié pour remplacer les importations entravées en raison des opérations militaires et le blocage de leurs lignes d'approvisionnement à travers la Méditerranée, par ce qui était produit localement dans la région.

Il va sans dire, que les activités du Centre d'Approvisionnement pour le Moyen-Orient ont été motivées par la conviction de ses superviseurs, qu’en principe l'État en temps de guerre est généralement un facteur important pour garantir la justice sociale. De plus, ils pensaient qu’en vue de la situation à laquelle ils étaient confrontés dans notre région, l'État ou les autorités de facto en place, devraient assurer au moins le calme ou la sécurité sociale aux personnes sous leur dominance. Ce qui en fin de compte, secondait aussi leur effort de guerre. Cette transformation dans notre région, s'est déroulée parallèlement à ce qui était déjà appliqué dans les économies occidentales dans le contexte de ce qu'on appelait à l’époque "l'État providence", pour faire face aux répercussions de la Dépression Mondiale des années trente, et aux défis humanitaires et matériels engendrés durant la Seconde Guerre mondiale.


Ce que les Alliés ont réalisé pendant la guerre au Moyen-Orient, dans le domaine de l'économie dirigée, a établi des pratiques similaires après la guerre dans certains pays de la région, qui ont choisis après leur indépendance de poursuivre l’expérience. Cela s'est produit en Syrie, qui a continué de reproduire l'action du "Centre d'Approvisionnement du Moyen-Orient" britannique au Caire après la fin de la guerre. Surtout, depuis les années soixante et sur une plus grande échelle lors de la création de l'État étatiste (Statist state) à Damas, qui contrôle tous les domaines, militaire, politique, économique, social et culturel, de paix ainsi que de guerre.

La politique de contrôle économique pratiquée par les Alliés dans plusieurs domaines, ne se limitait pas uniquement à encourager la transition ultérieure en Syrie de l'économie de marché semi-libéral qui prévalait avant la guerre, vers l'économie dirigée. Cette politique a également permis en plus, d’implanter les mécanismes administratifs nécessaires à la politique de contrôle économique de l’État étatiste, qui a émergé par la suite en Syrie, et la mise en place concomitante des départements nécessaires à l'exercice ultérieure de ces politiques de contrôle économique, voire politique et social aussi.

Il va sans dire ici, de répéter que les Alliés n’ont pas procédés à l’époque par engagement doctrinal envers le principe de l’économie dirigée, sauf dans la mesure où cela est survenu pour parer au défi posé à l’État par la manière de gérer le système d’intervention économique afin de servir leur effort de guerre au Moyen-Orient, avant toute considération. Car, ils ont rapidement tenté après la guerre et l'indépendance des pays sous Mandat, de persuader, mais sans résultat tangible, la bourgeoisie au pouvoir en Syrie, d'abandonner la politique de "contrôle économique", et de ne plus poursuivre une politique protectionniste des industries locales. Cela s'est produit, en concordance avec les exigences renouvelées des intérêts économiques des Alliés après la guerre.


Le phénomène de l’État étatiste, avec en plus la prévalence du concept de la "Substitution à l’Importation" dans les économies des pays émergents, s’est répandu après la Seconde Guerre Mondiale. Contrairement à ce qu’on croyait dans les années soixante du siècle dernier, ce phénomène ne fut pas toujours lié à des considérations en relation avec la libération des peuples sous joug colonial. Non plus, il était réservé aux pays du Levant. Le développement survenu ultérieurement en Syrie, ne s’est pas produit uniquement pour des raisons conjoncturelles, (les exigences des guerres des autres sur notre terre). Cela s’est produit aussi, en recoupement avec une "passion" locale, reliée à notre patrimoine historique et à un penchant presque "instinctif" favorisant l’avènement de l’étatisme et de son côté autoritaire aigu.

En Syrie, comme dans le reste des pays arabes du Levant, ce phénomène s’est propagé avec des versions et des nuances diverses dans la forme de l’État, allant du royaume à la "république", mais toujours étant répressif.



ادارة الاقتصاد الكولونيالي في سوريا زمن الانتداب الفرنسي

ومنعكساته ما بعد الاستقلال


د. محمد علي الصالح


بعد انقضاء سبعة عقود ونيف على تجربة سوريا مع الانتداب الفرنسي، تتعرض سوريا مجددا إلى تدخلات أجنبية تكاد تتشابه في كثير من جوانبها مع تجربتها الأولى: هناك شبح التقسيم على أسس مناطقية، بل وحتى طائفية. وهناك تجارب "اقتصاد الحرب"، وغيرها، وما نتج عنها من آثار. كل ذلك، سبق وخبرته سوريا. يقولون إن التاريخ لا يعيد نفسه. إلا، أن هناك "شبه ثوابت" أو متلازمة جغراسية في تاريخ سوريا العريق، ما فتئت تتكرر عبره.

جاء صك الانتداب الذي أصدرته "عصبة الأمم" عام 1922، ليثبّت متأخرا، شرعية التواجد الفرنسي في المشرق الذي بدأ بنزول القوات الفرنسية إلى السواحل السورية واللبنانية عام 1918. أي، قبل احتلال الجنرال غورو لدمشق عام 1920، وليمتد هذا التواجد حتى نيسان عام 1946، عام جلاء المستعمرين عن سوريا. هناك فترتان زمنيتان تميزان حقبة الانتداب الفرنسي.

امتدت الفترة الأولى، منذ احتلال دمشق عام 1920، وحتى دخول القوات البريطانية ومعهم الديجوليين، قادمين من فلسطين عام 1941.

بما يتعلق بفترة الانتداب الفرنسي "البحت" هذه، أي خلال الفترة 1920-1941، تركز الجهد الانتدابي حول :

إدارة وإعداد مرافق الخدمات العامة، من صحة، وتعليم وغير ذلك.

إرساء أدوات للسياسات النقدية والمالية في محاولة لإقامة إدارة اقتصادية مجدية.

مسعى متردد في قيادة البلاد إلى الاستقلال، مع عواقب ذلك السياسية والاجتماعية .

كانت سلطة الانتداب على قناعة راسخة بأن تنفيذ برنامج للتنمية الاقتصادية لا يمكن تركه لمبادرات الدول نفسها الواقعة تحت الانتداب. تركز اهتمام فرنسا حول الاستفادة من الامتيازات التي يوفرها لها ميثاق الانتداب لخفض تكلفة احتلالها للبلاد، مما شكل عقبة أمام إقامة أي برنامج مجد يلبي الاحتياجات الفعلية للاقتصاد السوري. كما جاءت ممارسات سلطة الانتداب المتبعة في سياسات الموازنة، والنقدية، والمالية، كما في حقلي التجارة والصناعة، لتتم غالبًا وفق اعتبارات ظرفية. الأهم من ذلك، أن سلطة الانتداب لم تكن قادرة على الشروع في إجراء الإصلاحات الهيكلية اللازمة طويلة المدى، خاصة في القطاع الزراعي، أي في القطاع الاقتصادي الأهم في سوريا، أو لمجابهة الأزمات الاقتصادية التي عصفت بسوريا بعد العام 1930، نتيجة أزمة الكساد الاقتصادي العالمية. شكل ذلك أحد الأسباب الرئيسية التي أدت للتراجع الكبير الذي حصل يومها في الدخل القومي، وإلى تدهور الظروف المعيشية للأفراد في البلاد عشية الحرب العالمية الثانية.


أما المرحلة الثانية للتواجد الأجنبي في سوريا، فامتدت منذ العام 1941 وحتى جلاء آخر جندي أجنبي عن سوريا عام 1946. كان لمرحلة الكوندومنيوم الفرنسي البريطاني القصيرة والأخيرة هذه، أبعد الأثر

على سوريا ولبنان سياسيا، واقتصاديا، واجتماعيا. بالتالي، على تشكل الدولة الوطنية في كل منهما، بعد الاستقلال. فاق ذلك تأثيره، باعتقادنا، مجمل تأثيرات حقبة التواجد الفرنسي خلال الفترة الأولى منه، التي دامت قرابة عقدين من الزمن.

تطلب وضع الحلفاء الحرج في منطقة الشرق الأوسط، بعد اندلاع الحرب مجهودا مكثفا من قبلهم، لإدارة ما دعي بِ "اقتصاد الحرب"، والتخطيط الإقليمي، على طول هذه المنطقة الشاسعة، وعرضها. ولما كانت المؤسسات الاقتصادية في سوريا ولبنان، مثل بنك سوريا ولبنان، و"هيئة المصالح المشتركة " للبلدين، التي أنشأها الانتداب الفرنسي، لم تستخدم قط كأدوات لتنظيم وتطوير البلدين، لجأ الحلفاء للاستعانة بِ "مركز التموين للشرق الأوسط ″ الذي أنشأوه في القاهرة، وبشبكة من المؤسسات والمكاتب التابعة له، لإدارة الحياة الاقتصادية، ليس في مصر، وسوريا، ولبنان فحسب. بل، في منطقة الشرق الأوسط برمتها، التي رأوا فيها حيزا جغرافيا متكاملا اقتصاديا يمكن الاستفادة منه لخدمة مجهودهم الحربي.

سعى الهدف الأول من اقامة المركز المذكور إلى خفض حجم المستوردات المدنية للشرق الأوسط من أجل تسخير أغلب طاقة الشحن البحري إلى المنطقة، لدعم المجهود الحربي للحلفاء، قبل أي اعتبار آخر.

بينما تم تسخير الهدف الثاني لمركز التموين، في دعم تحقيق الهدف الأول. تمثل ذلك، بقيام الخبراء البريطانيين، عام 1942، بعملية مسح للطاقات الزراعية المتوفرة محليا، بهدف زيادة إنتاجيتها، وإلى تلك التي يمكن توفيرها على المدى القصير. نتج عن محاولة رفع مستوى الإنتاج الزراعي هذه، أن حققت زراعة القطن مثلا في سوريا، بدءا من عام 1944، نتائج ملموسة استمرت حتى مطلع أحداث عام 2011. كما شجع استقرار طلب الحلفاء على منتجاتهم الزراعية، السوريين على زيادة جهودهم في تطوير القطاع الزراعي. مما، مكن سوريا طوال فترة الحرب، من أن تصبح بلدا زادت صادراته من الحبوب على مستورداته منها. يمكن أن نشير هنا أيضا، في إطار التداعيات الاقتصادية التي جرت خلال فترة الحرب، إلى زيادة عدد المنشئات الصناعية في سوريا خلالها. جرى كل ذلك، عملا بسياسة "بديل الاستيراد" Import Substitution، التي بادر الحلفاء الى تطبيقها، للاستعاضة بها بما كان ينتج محليا، بسبب تعثر خطوط امداداتهم عبر البحر المتوسط نتيجة العمليات العسكرية التي كانت تجري فيه.

غني هنا عن التنويه، من أن نشاطات مركز التموين للشرق الأوسط، كان يقودها اعتقاد المشرفين عليه، من حيث المبدأ، على أن الدولة زمن الحرب تشكل عموما عاملا مهما، في تحقيق العدالة الاجتماعية. كما، اعتقدوا إزاء الحالة التي جابهتهم في منطقتنا، من أن على الدولة، أو يومها سلطات الأمر الواقع فيها أن توفر، على الأقل، التهدئة أو الأمن الاجتماعي للبشر الذين يخضعون لها، مما كان يخدم في نهاية الأمر مجهودهم الحربي نفسه. سار هذا التحول بالتوازي مع ما بدئ بتطبيقه في الاقتصاديات الغربية في اطار ما عرف يومها بدولة الرفاه الاجتماعي Welfare State، لمجابهة تداعيات أزمة الكساد العالمي في الثلاثينيات، والتحديات البشرية والمادية، التي نشأت بسبب الحرب العالمية الثانية.


ما قام به الحلفاء أثناء الحرب في الشرق الأوسط، في مجال الاقتصاد الموجه، أسس لممارسات مشابهة، في بعض بلاد المنطقة بعد الحرب، التي اختارت بعد استقلالها أن تستمر في هذا المضمار. حدث ذلك في سوريا، التي بقيت تستنسخ تجربة "مركز التموين للشرق الأوسط" البريطاني في القاهرة بعد انتهاء الحرب. وبعد ذلك، منذ ستينيات القرن الماضي وعلى نطاق أوسع عند إقامة الدولة المدولتة

Statist state في دمشق، التي تحكمت بكافة المجالات، من عسكرية، وسياسية، واقتصادية، واجتماعية، وثقافية، سلما وحربا.

لم تقتصر سياسة الضبط الاقتصادي التي مارسها الحلفاء في مجالات عدة، على تشجيع الانتقال في سوريا لاحقا من اقتصاد السوق شبه الحر الذي كان سائدا قبل الحرب، إلى الاقتصاد الموجه. بل ساعدت هذه السياسة أيضا، على إيجاد الآليات الإدارية اللازمة، لسياسة الضبط الاقتصادي للدولة المدولتة التي نشأت فيما بعد، وما صاحب ذلك من إقامة للإدارات اللازمة لممارسة سياسات الضبط الاقتصادي، وحتى السياسي، والاجتماعي منها لاحقا .

غني هنا عن ترداد القول، من أن هم الحلفاء لم ينبع يومها نتيجة لالتزام عقائدي بمبدأ الاقتصاد الموجه، بقدر ما جاء ذلك ردا على التحدي الناشئ، وعن كيفية إدارة منظومة تدخّل الدولة في الشأن الاقتصادي، من أجل خدمة مجهودهم الحربي في منطقة الشرق الأوسط، قبل أي اعتبار آخر. اذ سرعان ما حاولوا بعد الحرب، وبعد الاستقلال، إقناع البورجوازية الحاكمة في سوريا، بالتخلي عن سياسة "الضبط الاقتصادي"، وعدم اتباع سياسة حمائية للصناعات المحلية. حدث ذلك لأن مصالح الحلفاء الاقتصادية، عادت بعد انتهاء الحرب لتتطلب ذلك. حاولوا ذلك، لكن بدون نتيجة تذكر.


شاع الشكل الدولتي  statistللدولة مقرونا بمفهوم البديل الاستيرادي في اقتصادات الدول الناشئة بعد الحرب العالمية الثانية، لاعتبارات لم يكن لها على الدوام علاقة بموضوع تحرر الشعوب، كما كان يعتقد في ستينيات القرن الماضي. كما لم تكن خاصة بدول المشرق العربي .

أما التطورات التي حصلت لاحقا في سوريا وحتى غايته، فلم تحدث فقط لأسباب ظرفية (متطلبات حروب الآخرين على أرضنا). هي حصلت أيضا، لأنها تقاطعت مع "هوى" محلي لدينا له علاقة بموروثنا التاريخي، وبتوفر استعداد شبه "فطري" لدينا للدولتة، ولجانبها السلطوي الحاد التي اتسمت به في سوريا، وفي باقي دول المشرق العربي، وإن بدرجات وأنماط متفاوتة في شكل الدولة، ملكية كانت أو "جمهورية"، وفي كل الأحوال جاءت قمعية.

 

Last Updated on Wednesday, 27 May 2020 15:24
 

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