Biographie de Moufdi Zakaria-extrait du poème"Épris de l'Algérie" et "Kassaman" l'hymne national |
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Wednesday, 20 July 2011 06:45 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Zekri Cheikh connue sous le nom de Moufdi Zakaria, est né en 1908, une autre source indique qu'il est né le 12 avril 1913, à Béni Izguen (Ghardaïa), descendants des Béni Rostom, fondateurs de Tihert. Mort le 17 août 1977 à Tunis), est un poète algérien, auteur de l'hymne algérien Kassaman, composé en prison en 1955.
Biographie[modifier]Surnommé le Poète de la révolution, son véritable nom fut Cheikh Zakaria Ben Slimane Ben Yahia Ben Cheikh Slimane Ben Hadj Aissa. Le surnom Moufdi, devenu son pseudonyme littéraire, lui a été décerné par Slimane Boudjenah. Il est né le vendredi 12 Djoumada El Oula de l’an 1326 de l’hégire, correspondant au 12 avril 1913, à Beni Izguen (Ghardaïa) dans la région du Mzab. Il quitte très tôt sont village natale, pour rejoindre son père, alors, commercent à Annaba où il reçoit son enseignement en école Coranique, et où il s'initia à la grammaire et au fiqh. De Annaba Il rejoint Tunis, chez son oncle. Là il poursuit ses études, successivement, à l’École Es-Salem, l’École El Khaldounia et l’Université de la Zeïtouna. En fréquentant le milieu estudientin algérien à Tunis, il se lie d'amitié avec le poète tunisien Abou el Kacem Chebbi et le poète algérien Ramadane Hammoud, avec lequel il fonde l'association littéraire El-Wifaq (l'entente) qui publiait une revue entre 1925 et 1930. De retour en Algérie, il crée une association similaire, publie la revue El‑Hayet dont seuls trois numéros sortiront en 1933. Membre actif de l'Association des Etudiants musulmans de l'Afrique du Nord à partir de 1925. Il critique la tendance assimilationniste du mouvement Jeune Algérien, proteste contre les fêtes du Centenaire en 1930. Bien qu'éprouvant des sympathies pour le mouvement réformiste des Oulémas, c'est à I'Etoile Nord‑Africaine qu'il adhère lorsque le mouvement s'implante en Algérie vers 1933. Il milite ensuite au Parti du Peuple Algérien après la dissolution de l'Etoile, compose Fidaou el Djazair, l'hymne du PPA et participe aux meetings. Arrêté le 22 août 1937 en même temps que Messali Hadj et Hocine Lahoual, il est libéré en 1939. Il poursuit son action, lance avec des militants du journal Achaâb, collabore avec des journaux tunisiens en signant El‑Fata El Watani ou Abou Firas. De nouveau arrêté en février 1940, il est condamné à six mois de prison. En 1943‑1944, il est à la tête, avec d'autres, d'un restaurant à Alger; il collabore alors à des journaux clandestins: Al‑Watan et L'Action Algérienne. Après le 8 mai 1945, arrêter, il reste trois ans en prison. Libéré il adhère au MTLD. Candidat aux élections à l'Assemblée algérienne, il est victime des fraudes électorales. En 1955, il rejoint le FLN. Arrêté en avril 1956, il est incarcéré à la prison Barberousse à Alger où il écrit l'hymne national Qassaman qui sera mis en musique, la première fois par Mohamed Triki en 1956, ensuite par le compositeur égyptien Mohamed Fawzi et enregistré dans les studios de la Radio Télévision Tunisienne en juillet 1957. Libéré trois ans plus tard, il s'enfuit au Maroc, puis en Tunisie où il collabore au Moudjahid jusqu'en 1962. Après l'indépendance, il se consacre à la création littéraire. Exerçant la profession de représentant de commerce en parfumerie (représentant notamment d'une firme belge) il n'aurait pas eu de domicile fixe. Poète du mouvement national et chantre de la Révolution algérienne, son souffle est puissant. Sa poésie est solide et a pour but d'aiguiser la conscience nationale. Le poète mourut en 1977 à Tunis d'une crise cardiaque, il sera enterré à Beni Isguen. Oeuvres[modifier]Moufdi Zakaria est l’auteur des chants patriotiques suivants : l’hymne national algérien « Kassaman », Fidaou El Djazair, Chant de l’emblème national algérien, Chant des Chouhada, Chant de l’Armée de libération nationale, Chant de l’Union Générale des Travailleurs Algériens, Chant de l’Union des Étudiants algériens, Chant de la femme algérienne, Chant Barberousse. Il compte à son actif, également, le Chant du Congrès du Destin (Tunisie), le Chant de l’Union des Femmes tunisiennes, le Chant de la bataille historique de Bizerte, le Chant célébrant l’évacuation du Maroc, le Chant de l’Armée marocaine…, etc. Ses recueils publiés sont : le Feu sacré (1961), À l’ombre des oliviers' (1966), Sous l’inspiration de l’Atlas (1976), l’Iliade de l’Algérie en 1001 vers (1972). De nombreux poèmes publiés dans des journaux algériens, tunisiens et marocains n’ont pas été rassemblés en recueil. Moufdi Zakaria, qui aspirait à le faire, a pourtant évoqué, dans ses déclarations, l’existence de recueils intitulés : Chants de la marche sacrée (Chants du peuple algérien révolté en arabe dialectal), Élan (livre sur la bataille politique en Algérie de 1935 à 1954), le Cœur torturé (poèmes d’amour et de jeunesse), et d’un recueil réunissant les poèmes écrits dans sa prime jeunesse. Sa prose, foisonnante, est disséminée dans les organes de presse maghrébins. Moufdi Zakaria a révélé l’existence d’ouvrages non publiés jusqu’à ce jour, notamment : Lumières sur la vallée du M’Zab, le Livre blanc , Histoire de la presse arabe en Algérie, 'la Grande Révolution (pièces de théâtre), la Littérature arabe en Algérie à travers l’histoire (en collaboration avec Hadi Labidi). Il est détenteur de la Médaille de la capacité intellectuelle du premier degré, décernée par le Roi Mohammed V le 21 avril 1961, de la Médaille de l’Indépendance et de la médaille du Mérite culturel, décernées par le Président de la République tunisienne Habib Bourguiba, et, à titre posthume, de la Médaille du Résistant décernée par le Président Chadli Bendjedid le 25 octobre 1984, d’une attestation de reconnaissance pour l’ensemble de son œuvre littéraire et son militantisme au service de la culture nationale délivrée par le Président Chadli Bendjedid le 8 juillet 1987, ainsi que la médaille « El-Athir » de l’ordre du mérite national, décernée par le Président Abdelaziz Bouteflika le 4 juillet 1999. Voici l'extrait d'un de ses nombreux poèmes, appelé Épris de l'Algérie [1], extrait de l'Iliade algérienne (إلياذة الجزائر). La passion qui se dégage de ce poème montre à quel point Moufdi Zakaria aimait, comme tous ses compatriotes algériens, son pays l'Algérie.
Citation[modifier]Passage du discours de Moufdi Zakaria, au 4e Congrès de l'Association des Étudiants Nord-Africains à Tlemcen en 1931,
Bibliographie[modifier]
Notes et références[modifier]Annexes[modifier]Liens externes[modifier]
Kassaman (arabe : قَسَمًا) est l'hymne national de l'Algérie. Il a été adopté comme hymne
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Last Updated on Wednesday, 20 July 2011 06:59 |